Espace poesie
Si on pouvait
Ah si on pouvait…
Si on pouvait
Se passer de
Ces choses qui
Ne nous apportent
Rien et dont nous
Dépendons tant.
Toutes ces choses
Qui nous détruisent.
Toutes ces choses qui
Ruinent l’humanité
En enrichissant une poignée
De personnes faisant
De celles-ci les maîtres
Du Monde.
Ah ! Si on pouvait…
Si on pouvait vraiment
Vraiment refréner
Notre ardeur et nos
Pulsions autodestructrices.
Si on pouvait
Tempérer notre
Propension aux
Cachets et gadgets
De la mort.
Combien sommes-nous
Aujourd’hui, encore
Capables de nous
Passer de sachets et gadgets
Euphorisants ?
L’industrie de la mort
Est si florissante !
Certes, l’Homme
A un rendez-vous
Ferme avec la mort,
Mais est-ce pour autant
Qu’il doit l’honorer
A grandes enjambées
Ou en empruntant
Ces raccourcis suicidaires
Tout en remplissant
Les poches de quelques magnats
Déjà pleins aux as.
C-F NGOMBONO
C-F NGOMBONO
Maman
Maman, Maman, Maman, Maman,
Rien de plus charmant !
Rien de plus beau !
Le plus précieux des mots.
Celui qu’on sait dire avant
Tout autre chose : "Maman".
C’est le plus beau cadeau
A celle qu’on doit de venir au berceau…
Une Maman, on n’en a qu’une
Qu’une seule ! Inépuisable fortune !
Une Maman, c’est ce que l’on a de plus cher !
Pour moi, c’est le plus beau trésor sur terre.
C-F NGOMBONO
C-F NGOMBONO
Que vous reste-t-il ?
Si j’étais
Si j’étais Picasso
Je prendrais un pinceau,
Et de ton visage si beau
Je peindrais un superbe tableau.
Si j’étais Arthur Rimbaud
Je prendrais un plumeau
Pour te tricoter de jolis mots.
Si j’avais du magot
Je louerais un petit bateau
Pour t’emmener à Rio
Je ne suis pas Picasso
Ni adroit du pinceau
Je ne suis pas Rimbaud
Et ne sais pas jouer de mots
Je n’ai pas de magot
Pour louer un bateau
Il ne me reste en ce jour si beau
Que mon cœur à t’offrir comme cadeau.
Aujourd’hui…
Qu’est ce qui compte aujourd'hui
Sinon qu’avoir ?
Avoir
Avoir encore plus
Toujours avoir un peu plus !
Cesser d’être
Pour paraître
Beaucoup plus
Cesser d’exister
Pour s’afficher
Encore plus
Quelle vie immonde
En ce bas monde
Aujourd’hui
Où on est obligé
D’arborer les masque !
C-F NGOMBONOQue vous reste-t-il ?
Que vous reste –t-il
D’une vie en péril
Où vous manquez de pain
Et mourrez de faim ?
Prendre le chemin de l’exil
A ses risques et périls ?
Le risque vaut la peine
D’être pris. Rompre la chaîne
Et se casser à tout vent
Sans aucune garantie devant.
Quand on se barre de chez soi,
Parfois, c’est qu’on n’a plus de choix
Courir, partir, fuir
Ou rester, souffrir et gémir ;
Il n’y a guère de choix
Que de prendre la voie
De l’exil vers des cieux fertiles
Au risque de maints périls.
Que peut-on quand on a faim
Quand on manque de pain ?
Chez nous, il pleut le soleil
Mais on manque d’oseille.
Pour rompre les chaînes de la misère
Qui nous minent jusqu’à la chaire
Il ne nous reste qu’à déguerpir
Pour ne pas, dans cet enfer, périr.
La vie nous a réduits en nomades guenilleux.
Armée de touristes pouilleux.
Fuyant les méandres de la gueusaille
Nous rêvons de l'Eden de la grisaille
Malgré sa météo brumeuse.
Certes la route est sinueuse,
Mais rien d’impossible à qui a du cœur !
Las d’être de simples spectateurs
De nos propres vies !
Nous courons vers Paris
Avec l’espoir ferme
De trouver un terme
A toutes nos galères.
Paris, son charme et ses lumières
Résonnent fort dans nos têtes
Et nous poussent à sa conquête.
Voir la Tour d’Eiffel
C’est déjà un pan du tunnel !
C-F NGOMBONO
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